LE MOT DU DELEGUE GENERAL


A nous le Souvenir,
A eux l’Immortalité
Pascal SOLOFRIZZO
Délégué Général du Souvenir Français
Pour le Département de la Meurthe et Moselle



Mesdames et Messieurs, Chèr(e)s Ami(e)s du Souvenir Français,

Gardien de notre Mémoire, le SOUVENIR FRANÇAIS, créé en 1887 et reconnu d’utilité publique depuis 1906, est une des plus anciennes associations privées françaises.

N’ayant aucune attache politique, libre de tout lien confessionnel ou philosophique, distincte des associations d’anciens combattants, car notre association se renouvelle sans cesse, sa mission n’étant pas limitée dans le temps, le SOUVENIR FRANÇAIS est ouvert à toutes celles et à tous ceux qui, Français ou étrangers, ont " une certaine idée de la France " et de l’idéal de liberté pour lesquels nos anciens se sont sacrifiés depuis la révolution.

Le Souvenir Français réunit en France près de :
- 200 000 adhérents dont environ 2000 dans notre département de Meurthe et Moselle
- 1700 comités locaux dont 28 en Meurthe et Moselle,
- 98 délégations régionales, ainsi que 68 représentants à l’étranger.

Chaque année le Souvenir Français entretient, rénove et fleurit plus de 130 000 tombes, restaure plus de 250 monuments, réalise quelques 40 stèles et monuments commémoratifs.

La transmission de cet héritage de mémoire aux générations plus jeunes se poursuit de façon constante depuis la création de l’association qui organise chaque année expositions, colloques et voyages pour plusieurs milliers de jeunes scolaires sur les lieux de mémoire.

Prenons soin de dire à nos enfants que le sacrifice de tous leurs aînés doit rester vivant dans nos cœurs car la Paix n’est jamais définitivement acquise.

« La perte de la mémoire du passé est sans doute la pire infortune qui puisse frapper un peuple ainsi qu’un individu ».

Cette pensée de l’historien Ferdinand Lot résume avec force l’importance des commémorations qui nous rassemblent au fil des ans devant nos Monuments aux Morts.

samedi 15 novembre 2014

UNE EXPOSITION  LABELLISÉE CENTENAIRE


Autoportrait de Léon Husson












Léon HUSSON, peintre et soldat de la Grande Guerre


Les porteurs d'eau
 Le vernissage de l’exposition consacrée au peintre laxovien Léon Husson, portée par le Comité de Laxou du Souvenir Français, s’est déroulé à la Médiathèque de la commune en présence de nombreuses personnalités dont monsieur le Préfet de Meurthe-et-Moselle et d’une délégation allemande venue d’Heubach.

Maurice Vilain, délégué général adjoint de Meurthe-et-Moselle a rappelé que le Comité de labellisation de la Mission du centenaire de la Première Guerre mondiale avait attribué le label centenaire à ce projet très original.
                                                                                                                                                                                       Jean-Pierre Reichhart, président du Comité de Laxou, a insisté sur le rôle essentiel du Souvenir Français dans l’entretien des tombes, la participation à l’œuvre de mémoire et la transmission de l’héritage de mémoire aux jeunes générations.



















Surnommé « peintre du mouvement », le soldat Léon HUSSON,  mobilisé le 17 avril 1917, véritable reporter de guerre avant l’heure, a crayonné nombre de croquis et de dessins saisissants glanés dans les tranchées. 



Le petit poste










Léon Husson décéda à Laxou, le 16 mars 1983.
Il était titulaire de la Médaille Militaire et de la Croix de Guerre.

L’exposition est accompagnée d’animations : projection du film « Les enfants du Léomont », questionnaire pour les classes de CM2 et visites guidées au profit des enfants.

Visite de l'école Émile Zola
Les écoliers de Victor Hugo 
Madame Nadine Balicki, directrice de la Médiathèque et toute son équipe ont apporté une aide précieuse lors de l’installation des œuvres.

L’exposition est visible jusqu’au 22 novembre.

Cérémonies du 11 Novembre à AUTREVILLE, BELLEVILLE, MILLERY

    AUTREVILLE





   Monsieur Jean-Paul BRUCHE, Premier Adjoint, accompagné
 de deux membres du Conseil municipal,
 se recueillent après avoir déposé la gerbe de la municipalité.


   M. Michel VIOLE,Ancien Combattant d'A.F.N.,
 accompagné du petit Lucas,
 dépose également la gerbe des Anciens Combattants.
La gerbe du Souvenir Français
sera ensuite déposée par M. Maurice VILAIN.


Lecture du message du Secrétaire d'Etat aux Anciens Combattants
 par M. J.P. BRUCHE,
suivi de la lecture du message de l'UFAC
 par le Président du comité du S.F., M. VILAIN.
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   BELLEVILLE 


   Rendez-vous à la Mairie de Belleville
où nous pouvons admirer la très belle
 exposition sur la "Grande Guerre"
 avec du matériel et équipements rares,
 (au premier plan, mitrailleuse HOTCHKISS )
 ainsi qu'une belle iconographie,
 notamment, sur le Belleville de l'époque.

Inauguration du Monument aux Morts de BELLEVILLE

   Cette exposition a été élaborée avec un collectionneur, sous la responsabilité de Mme Isabelle NOËL.
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Célébration du 11 Novembre en l'église de Belleville
 avec lectures religieuses par divers participants.
Le Père Charles JONETTE, bien que retraité,
 nous fait l'honneur de conduire l'office.
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      Devant le Monument aux Morts , après les actions cérémoniales d'ouverture, Montée des couleurs, Marseillaise, 
suivent les lectures des textes officiels par M. Serge LAURENT, Maire de Belleville et M. Maurice VILAIN, Président du Comité du Souvenir Français.



Devant un nombreux public participant à cette cérémonie,
 M. VILAIN a remis
  à M. Gérard BOICHOT (photo ci-dessus)
la médaille de bronze du Souvenir Français


Superbe lecture par le jeune bellevillois Benjamin LEMOINE
du collège de Dieulouard
de la dernière lettre de l'Adjudant Henri BOULLE ,instituteur,
 à ses élèves,le 31 décembre 1914.
Il tombera au Champ d'Honneur le lendemain, 1er Janvier 1915.


Dépôt des gerbes: municipale, du Souvenir Français, et de l'AMC,
ici représenté par M. Pierre TACHON
Président honoraire du S.F. et de l'AMC (91 ans)
accompagné chacun par des enfants des écoles.


Après la sonnerie "aux Morts",
Mme Hadjira SIMON, Directrice des écoles,
fait chanter la Marseillaise aux enfants.



Devant la "Place du Souvenir Français",
M. VILAIN clôt la cérémonie par cette allocution:

   Cent ans! Il y a un siècle débutait ce que l'on appellera, dans l'Histoire de notre Pays, <<LA GRANDE GUERRE>>.
Ce cataclysme majeur apparaît aujoud'hui aux plus jeunes d'entre nous faire partie d'un drame lointain, avatar de notre généalogie nationale.
   La 1ère Guerre Mondiale bouleversera profondément la vie de nos aîeux.Elle les fit basculer de la plus brutale des manières dans le XXème siècle.Ce fut l'évènement de l'aviation, la mise en évidence des besoins de communiquer avec le téléphone, l'écrasante domination de l'industrialisation mécanique, les progrès fulgurants de la médecine, qui découvrit
la reconstruction de 20 millions de blessés, sans oublier la prise de conscience, jusque dans les campagnes profondes, empreinte d'un patriotisme qui conduira le peuple français au sacrifice suprême de toute une génération.La France reconnaîtra aux anciens combattants un droit imprescriptible  à réparation ainsi que l'apparition "du devoir de mémoire"...
   Nos grands-pères, arrières grands-pères, et arrières arrières grands-pères pour les enfants ici présents, crurent avoir fait la "Der des Der". Pourtant 21 ans plus tard, en 1939, éclatait la 2ème Guerre Mondiale. La folie d'un peuple, humilié par le traité de Versailles de 1919, suivra un orateur illuminé, assoiffé de revanche et de conquêtes. Durant six longues années l'ensemble de la planète vivra un holocauste qui prit fin à Hiroshima le 6 août 1945!..
   Depuis 70 ans l'Europe occidentale vit en paix. Pourtant, selon Nietzche, <<la guerre étant consubstantielle de la nature humaine>>, la France conduira loin de chez nous,dès 1946, les guerres de décolonisation en Indochine et en Algérie, avec le triste épilogue que nous leur connaissons.
   A cet instant même, nos soldats sont engagés dans une aventure douteuse où des fous qui s'appuient sur le dévoiement de leur religion mettent le Moyen Orient et la zone sahélienne à feu et à sang! La mort au combat, le 29 octobre dernier, du SCH Thomas DUPUY du Cdo parachutiste de l'Air n°10, vient une fois de plus, nous rappeler à la vigilance...

   En ce jour de l'Armistice, je tiens à remercier tous ceux qui, par leur simple adhésion ou par leur action, oeuvrent à l' entretien de la mémoire des héros dont les noms sont gravés dans la pierre. Ainsi que le soulignait notre Président Général, Gérard DELBAUFFE, dans son message de la Toussaint:<<C'est l'une des premières missions du Souvenir Français, celle qui l'a fait connaître dès ses débuts,signe concret de reconnaissance et de respect à l'égard de ceux qui ont tout donné pour la France, qui montre à nos compatriotes le chemin de l'engagement dans la défense de nos valeurs>>.
   Qu' ils adhérent tous à notre belle devise:<<A nous le Souvenir, à eux l' Immortalité>>. 
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  Et pour finir, le Maire invite tous les participants
à se rendre à la salle des fêtes
pour y apprécier l' exposition et partager le verre de l' amitié.
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    MILLERY


C'est avec une participation très étoffée
du "Conseil municipal des jeunes" de MILLERY
que s'y déroule les cérémonies du 11 novembre.
Ici, Melle Lucie FERREIRA "Maire des jeunes" lit une lettre
de soldat qui cantonnait à Millery.
Hugo DELAÏTRE, 1er Adjt, lit également la lettre d'un sergent
 qui confiait à sa famille
 avoir "barboté" des bottes de paille pour avoir plus chaud.



Lecture des textes officiels par M. Denis BERGEROT, Maire de Millery
et M. Maurice VILAIN, Président du comité du S.F.


Dépôt par des jeunes filles du Conseil  des jeunes de deux bougies,
l'une à la mémoire des combattants morts au combat,
l'autre pour les victimes civiles de la guerre.


Dépôt de la gerbe municipale par les deux maires de Millery.


M. Bruno RUESTMANN, représentant le S.F. à Millery,
puis M. VILAIN,Président du comité,
L'un et l'autre accompagnés de deux membres du Conseil des jeunes.


Pour clore la cérémonie, après la minute de silence,
les jeunes des écoles, sous la direction de Mme HOCHARD,
chanteront, en y mettant tout leur coeur, deux couplets de la Marseillaise
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Cérémonie du 11 Novembre à Dieulouard.

     Après la célébration religieuse, les participants, précédés de l'harmonie, des sapeurs-pompiers, des porte- drapeaux, des élus et d'une foule nombreuse, se sont rendus au cimetière où les attendaient  les enfants des écoles, leurs parents et leurs professeurs. 
     La cérémonie c'est déroulée devant le carré militaire pour la commémoration de l'armistice associé cette année au centenaire du début de la Grande Guerre.
     Pour marquer cet événement le comité local du Souvenir Français et des Anciens Combattants (AMC-ACPG)  avaient convié collégiens et écoliers à déposer une rose rouge sur chacune des 104 tombes, ornées d'un petit drapeau tricolore; geste d'hommage et de reconnaissance à nos "Poilus".
     Le président J.C L'huillier secondé d'un jeune sapeur-pompier a cité les 104 noms des soldats morts pour la France et évoqué la bataille du Grand Couronné qui stoppa l'avancée allemande et permit la victoire sur la Marne.
     Après les lectures des messages officiels et le dépôt de gerbes, la chorale, renforcée par les enfants des écoles, entonna la Marseillaise.
    

Cette émouvante matinée c'est terminée par un vin d'honneur offert par la municipalité.

mercredi 12 novembre 2014

Sortie des collégiens au Bois-lePrêtre



Courant octobre, 5 classes du collège de Dieulouard, encadrées par leurs professeurs, se sont rendues sur les sites des combats du Bois-lePrêtre (sud-ouest de Pont-à-mousson), qui se déroulèrent de novembre 1914 à août 1915. Le but de cette visite était d'ébaucher un travail pédagogique de réflexion inscrit dans leur programme scolaire et lié au centenaire 14/18, en complémentarité de leur participation aux commémorations patriotiques locales.
Les 115 collégiens et leurs accompagnateurs ont tout d'abord débuté leur étude par les ruines du village de Fey en Haye, puis ils se sont rendus devant le monument de la"Croix des Carmes" inauguré par le président Raymond Poincaré en 1923 et dédié à la gloire de nos poilus appelé "les loups du Bois le prêtre" par les allemands, tant leur pugnacité aux combats était reconnue; la croix en bois encastrée dans le monument actuel, en béton, symbolisait l'acharnement des combats et les multiples avancées et reculées des hommes de la 73ème division d'infanterie de réserve du général Leboq dont les tranchées étaient parfois distantes de moins de 10 mètres de celles de l'ennemi. Puis en serpentant l'une d'elles, les collégiens ont pu s'imaginer le décor et l'organisation de ces ouvrages en observant les sapes, barbelés, abris, ruines des fortifications de défense et d'attaques. Plus loin, arrivés à la maison du "Père Hilarion"autre lieu symbolique, chacun a pu méditer sur ce principal point de ravitaillement en eau fournie par une fontaine.
Pour terminer cette visite, les participants se sont retrouvés à la nécropole du Pétant à Montauville, distante de 3 kilomètres, où reposent : 5199 français et serbes + 1014 à l'ossuaire. Perte équivalente du côté Allemand.
Le souvenir Français a cofinancé cette sortie.  J.C.L


jeudi 6 novembre 2014

1er Novembre 2014 - Jour de Toussaint à FLIREY

   Le Président du comité du Souvenir Français de SAINT-CEZAIRE sur SIAGNE, Alpes Maritimes, a sollicité la Délégation Générale de Meurthe et Moselle, dans le cadre du Centenaire du début de la Grande Guerre, pour honorer, lors de la Toussaint, tous les enfants de sa commune morts au Champ d'Honneur.
   Le Soldat Eugène RAYBAUD, du 163°R.I., était de ceux-là. Il repose ici, dans cette Nécropole Nationale, à la tombe 696. Ses frères d'Armes sont tous inhumés à St Cézaire. C'est pour cela qu'une délégation s'est rendue dans ce lieu sacré pour rejoindre dans une communion de pensée, à quelque 1000Km de là, ses camarades de combat.


    Maurice VILAIN, Délégué Général Adjoint, accompagné de son Drapeau porté par Francis TANNER et de deux membres de son comité de Belleville, avait convié le Président Cantonal du Souvenir Français de THIAUCOURT: Mr Bernard GOUTHIER et Mr Jean-Pierre DAVID, maire de FLIREY.  Mr Olivier JACQUIN, Vice-Président du Conseil Général et Président de la Communauté de Communes du CHARDON LORRAIN nous fit l'honneur de sa présence


   Dans cette radieuse lumière matinale, le groupe remonte l'allée centrale de l'impressionnante Nécropole.
   Dans un silence seulement troublé par le chant des oiseaux, cent ans après le fracas des armes, 4579 croix indiquent chacune  là où repose un héros.


   Maurice VILAIN rend hommage à Eugène RAYBAUD en y associant ses camarades de combat.


Deux enfants, accompagnés des élus et du D.G.Adjt déposent une gerbe du Souvenir Français


Le Conseiller Général, le Maire et le D.G.Adjt signent le Livre d'Or
(Sur la photo: Mr le Maire)
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   L'ensemble des participants fut conviée par Mr le Maire de FLIREYà partager le verre de l'amitié à l'hôtel du Chardon Lorrain.
   A cette occasion, Mr Olivier JACQUIN lança l'idée d'instaurer un "jour de souvenir" spécifique en cette Nécropole.
Maurice VILAIN l'assura du soutien de la D.G. du Souvenir Français de Meurthe et Moselle et ajouta: <<Il ne reste plus qu'à trouver une date>>. Jean-Pierre DAVID, le Maire, approuva avec enthousiasme. Quant au Président GOUTHIER, il était ravi de s'associer au projet.

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   Au retour à Belleville, la délégation du S.F. est passée au cimetière pour encourager Huguette TERLECKI, toujours dévouée au service de la quête, pour inviter les Bellevillois à participer à l'entretien des tombes de ceux qui sont morts pour leur Patrie et perpétuer leur souvenir.



vendredi 31 octobre 2014

Exposition : Le canton de Cirey-sur-Vezouze pendant la Grande Guerre

La cadre majestueux de la salle des fêtes de Cirey-sur-Vezouze accueillera du 3 au 8 novembre de 14h à 17h, l'exposition "Le canton de Cirey-sur-Vezouze". Elle a été réalisée par le concours de nombreuses associations locales dont la section du Souvenir Français de Cirey-sur-Vezouze, le tout sous l'égide de la Maison des Savoirs et de la Formation.
Entrée gratuite.
Durant cette semaine, les élèves des cycles 2 et 3 du canton et les collégiens seront accueillis pour une visite guidée avec à l'appui un document pédagogique adapté à leur niveau d'enseignement afin d'appréhender au mieux cette époque, 100 ans après.

samedi 25 octobre 2014

Hommage aux fusillés de Maîtrechet, 70 ans après

Stèle des fusillés à Cirey-sur-Vezouze
 
Gendarmerie de Blâmont où est apposée une plaque en hommage à Jean Coupaye
Monument des F.F.I. à Cirey-sur-Vezouze

Les comités du Souvenir Français de Blâmont et de Cirey-sur-Vezouze se sont associés pour une matinée d’hommages à ces victimes le dimanche 12 octobre dernier, 70 ans après jour pour jour, sur les quatre sites de Blâmont (gendarmerie où est apposée une plaque en hommage au Maréchal des Logis-Chef, Jean Coupaye), Cirey-sur-Vezouze (monument F.F.I. en lien avec les deux gendarmes déportés et tués à Dachau, Pierre MATH et Pierre HAXAIRE, et stèle des fusillés) ainsi qu’au monument aux morts de Val-et-Châtillon en lien avec la mémoire de Charles Thomas, enfant du village.
Retour sur les faits : à deux kilomètres de Cirey-sur-Vezouze, sur la route de Bertrambois (RD 993), se dresse au milieu des bois la « stèle des fusillés » qui marque le lieu de l’exécution sommaire, le 14 octobre 1944, des résistants Jean Coupaye, Edouard Morquin, Roger Roger et Charles Thomas, victimes du nazisme. Aujourd’hui, honorer leur mémoire, c’est aussi lever le voile sur les circonstances douloureuses de ces assassinats.
Mai 1944 - La résistance multiplie les attentats contre les militants du Parti Populaire Français (PPF), organe collaborationniste fondée par Jacques Doriot : la « protection » de ces militants sert de prétexte à la création des « Groupes d’action pour la justice sociale » (communément appelés Groupes d’Action du PPF, GAPPF), armés par l’occupant allemand, et qui ont comme autre mission de pourchasser les réfractaires au service du travail obligatoire.
Juin 1944 - Mais très vite, ces groupes deviennent les auxiliaires zélés du Sicherheitsdienst (SD), exerçant leur violence contre les résistants et maquisards. Ainsi, est ainsi constitué à Rennes, le 8 juin 1944, un groupe d’une quinzaine d’individus au passé particulièrement trouble, et qui s’illustre localement par ses excès criminels.
Août 1944 - Dès le 1er août, les progrès du débarquement allié font comprendre aux GAPPF que le temps de la justice approche. Rennes est libérée le 4 août 1944, mais les collaborateurs ont déjà fui et se regroupent à Paris. C’est ainsi que deux jours avant l’insurrection parisienne, environ deux mille militants du PPF partent le 17 août 1944 précipitamment pour Nancy, puis passent en Allemagne début septembre.
Septembre 1944 - Or, la guerre n’est pas terminée : si certains GAPPF intègrent des unités allemandes dont la Waffen SS, le groupe de Rennes, avec les allemands du SD de la même ville, est renvoyé en France, affecté au château de Châtillon. Tout en commettant à nouveau divers pillages (épicerie Valentin, Café Lorrain de Cirey...), ce groupe va s’acharner à démanteler le réseau local de résistance.
Rapidement, il procède dans les secteurs de Blâmont et Badonviller à une vingtaine d’arrestations, accompagnées de déportations en Allemagne. C’est ainsi qu’à Cirey-sur-Vezouze le maréchal des logis Pierre HAXAIRE (né le 5 avril 1905 à Fraize) et le gendarme Pierre MATH (né le 30 juillet 1911 à Thaon-les-Vosges) sont arrêtés, puis déportés à Schirmeck avant d’atteindre Dachau le 9 octobre, où ils succomberont en février 1945.
Octobre 1944 - Le 1er octobre, le GAPPF arrête sur dénonciation le responsable du secteur des Forces Française de l’Intérieur (Région C - secteur 44), Charles THOMAS (né le 1er mai 1913 à Val-et-Châtillon, ancien sergent du 9ème zouave), à son domicile devant ses enfants, et le conduit au château de Châtillon, siège du SD, où il est torturé.
Le 10 octobre, le maréchal des logis chef Jean COUPAYE (né le 17 décembre 1904, domicilié à Fumay dans les Ardennes), commandant la brigade de gendarmerie de Blâmont (secteur FFI 412), est arrêté à son tour au sortir de la gendarmerie de Blâmont par les mêmes complices du SD, et incarcéré aussi à Châtillon.
 Le 14 octobre 1944, ils sont conduits, avec deux autres FFI prisonniers, Edouard MORQUIN (de Domèvre sur Vezouze, né le 14 février 1893 à Jallaucourt), et Roger Marcel ROGER (de Pexonne, né le 3 août 1914 à Baccarat), à proximité de Cirey sur Vezouze dans la Forêt de Maîtrechet, où le GAPPF a déjà creusé les fosses. Ils sont sauvagement assassinés et sommairement ensevelis : les corps ne seront retrouvés qu’après la libération (Jean COUPAYE sera ainsi inhumé à Blâmont le 25 novembre).
Le 18 novembre 1944, les villes de Blâmont et Cirey-sur-Vezouze sont libérées ; après la chute de l’Allemagne nazie, la plupart des criminels français responsables des déportations et meurtres locaux, seront capturés, jugés, et condamnés à la peine capitale fin 1945.
Après un dépôt de gerbes sur les différents lieux de mémoire, les participants aux commémorations se sont rendus en cortège au Monument aux Morts de Val-et-Châtillon. A 11h30, à la sortie de la messe, les personnes présentes ont pu ressentir la solennité de l’événement rehaussé par la présence de vingt porte-drapeaux issus des différentes sections et associations patriotiques du secteur. Après un discours prononcé par Olivier BENA, maire-adjoint délégué aux cérémonies patriotiques et vice-président du Souvenir Français de Cirey, un arbre, symbole de vie, plus précisément un pommier d’ornement a été planté avec la participation de Nicole PAYAN-THOMAS, fille aînée du résistant Charles THOMAS. L’arbre se trouve en face du monument et de la photo de « César », nom de code dans la résistance de Charles THOMAS. Après ce moment empreint d’une grande émotion notamment éprouvée par les membres des familles de ces braves présentes, un vin d’honneur a été servi à la salle des fêtes communale afin de clôturer cette matinée de souvenir. A nous le souvenir, à eux l’immortalité !
Quelques photos de la cérémonie à Val-et-Châtillon:
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Crédits photographiques: Pascal Acrement

vendredi 10 octobre 2014

Hommage aux fusillers du "LIEGOT" (entre Belleville et Dieulouard)

70 ans après


   Lundi soir, 8 septembre 2014, les membres du comité du Souvenir Français, ainsi que le maire de BELLEVILLE, Serge LAURENT se sont retrouvés pour célébrer l'anniversaire de la mort de Pol GLANDIE,résistant de Dieulouard, Léon LAURENTde Belleville, proche des FFL et René VUILLAUMEde Nancy, tous trois fusillés pendant les combats de la libération, en 1944.

  
   << Tous trois furent arrêtés après dénonciation ou imprudence et fusillés sans jugement par un occupant aux abois.
Aujourd'hui, nous les honorons au pied de cette stèle érigée en 1948 à leur mémoire>>, a déclaré Maurice VILAIN, Délégué général adjoint du Souvenir Français de Meurthe et Moselle et Président du comité de Belleville-Autreville-Millery.
   En septembre 2008, la stèle a été restaurée par le Souvenir Français et réinaugurée. 70 ans après les faits, le Souvenir Français a rendu un hommage nécessaire, répondant à sa devise <<A nous le souvenir, à eux l'immortalité>>.

 A gauche de la photo est notre ami André PAUL de DIEULOUARD,
Porte drapeau de l'AMC et du Souvenir Français, qui portait
 les couleurs Nationales pour la dernière fois.
Il est brutalement décédé le 29 septembre dernier.